AbitibiBowater ferme temporairement trois scieries au Québec
Le 31 janvier 2008 - 17:40
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La forestière AbitibiBowater (TSX:ABH) a annoncé jeudi la fermeture temporaire de ses scieries de Lebel-sur-Quévillon, de Maniwaki et de Saint-Hilarion, une décision qui touchera quelque 440 travailleurs.
Les usines de Lebel-sur-Quévillon, dans le Nord-du-Québec, et de Maniwaki, en Outaouais suspendront leur production pendant huit semaines. A Lebel-sur-Quévillon, 270 travailleurs seront affectés, dont 120 en forêt. A Maniwaki, 115 personnes seront mises à pied.
A Saint-Hilarion, dans Charlevoix, la fermeture durera 12 semaines et 55 employés seront mis au chômage.
Dans un entretien téléphonique, le porte-parole de l'entreprise montréalaise, Pierre Choquette, a invoqué l'effondrement du marché américain de la construction domiciliaire pour justifier les fermetures. Depuis un mois et demi, le prix du bois d'oeuvre a reculé de 10 pour cent sur les marchés, de sorte que la production n'était "pratiquement plus rentable", a-t-il expliqué.
AbitibiBowater n'exclut pas de prolonger la durée des fermetures si la situation ne se redresse pas aux Etats-Unis, a précisé M. Choquette.
L'annonce de jeudi n'est pas liée à l'"examen complet" des activités d'AbitibiBowater lancé en novembre, a mentionné le porte-parole. D'autres fermetures pourraient donc survenir au cours des prochains mois.
Fermetures définitives
Plus tôt jeudi, AbitibiBowater avait fermé de façon permanente son usine de Dalhousie, au Nouveau-Brunswick. Elle avait aussi cessé la production à ses installations de Donnacona, près de Québec, pour une période indéterminée.
A l'usine de Dalhousie, ouverte il y a 75 ans, quelques employés resteront sur les lieux au cours des prochains jours pour terminer la fermeture définitive.
Le bilan des pertes d'emplois pour l'usine, incluant le port et l'administration, s'élève à 360 personnes. Quelque 50 personnes travaillant à la coupe forestière sur les terres de la Couronne sont aussi touchées par la fermeture.
A Donnacona, les trois premières semaines du mois de février seront consacrées à une vaste opération de nettoyage de l'usine.
Avec ses 252 employés, la papeterie de Donnacona produisait annuellement 230 000 tonnes métriques de papier d'impression commerciale destiné presque exclusivement au marché nord-américain.
Les syndiqués gardent un mince espoir de réouverture alors que des élus locaux travaillent sur un plan de relance.
La fermeture de ces deux usines avait été annoncée à la fin novembre dans le cadre d'un vaste plan de réorganisation. Ce dernier comprenait d'autres fermetures d'usines, dont celle, permanente, de la Belgo à Shawinigan.
AbitibiBowater vise notamment à réduire sa capacité de production de papier d'environ un million de tonnes métriques par année au cours du premier trimestre de 2008.
Toujours dans le cadre de son plan, AbitibiBowater effectue un examen complet de tous les aspects de ses activités afin de comprimer davantage ses coûts, d'améliorer sa plate-forme de fabrication et de mieux se positionner sur les marchés mondiaux.
La société envisage de vendre des actifs non essentiels, de consolider ses installations et de réduire ou de fermer les divisions qui ne contribuent pas aux revenus.
Une deuxième série de fermetures pourrait avoir lieu d'ici le milieu de 2008, avait souligné l'entreprise à la fin novembre, en ajoutant que les décisions finales quant aux mesures à prendre et aux établissements visés seront confirmées au cours du deuxième trimestre de 2008.
A la Bourse de Toronto, jeudi, le titre d'AbitibiBowater a gagné 1,13 $, soit 4,8 pour cent, terminant à 24,76 $.

© La Presse Canadienne, 2012

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