Par Ross Marowits
Des milliers d'employés du secteur forestier ont rejeté une entente négociée par leur syndicat avec AbitibiBowater (TSX:ABH), qui aurait instauré un système de rémunération relié à la fluctuation des prix du bois et des taux de change.
Environ 2000 des 5000 travailleurs syndiqués d'AbitibiBowater ont rejeté cet accord dans une proportion de 56 pour cent. Le Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier a expliqué lundi que ces employés de scieries, surtout situées dans les régions du Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord, ont rejeté cette proposition qui se serait traduite par une réduction de salaire de 10 pour cent sur sept ans.
Cette perte salariale aurait été récupérée si le prix du bois avait pris du mieux sur les marchés mondiaux et si la valeur du dollar canadien avait chuté.
Renaud Gagné, vice-président du SCEP (section Québec) a affirmé lundi que la compagnie a été informée du résultat et doit évaluer la situation. Les deux parties ont convenu de se revoir rapidement afin de discuter de la suite du dossier.
Le vote portait sur une entente conclue avec l'employeur à la suite de demandes de concessions salariales, a indiqué le SCEP et les sections locales impliquées dans le groupe des scieries d'AbitibiBowater.
AbitibiBowater a annoncé en novembre une première ronde de fermetures, avec une autre possiblement à suivre, qui entraînerait le licenciement de 1600 travailleurs du Québec, de l'Ontario, du Nouveau-Brunswick, de la Colombie-Britannique et du Texas. Ils se joindraient au millier d'autres travailleurs déjà sans travail.

© La Presse Canadienne, 2008