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| Le président américain George Bush |
Par Martin Crutsinger
AP - Le président américain George Bush a dévoilé lundi un projet de budget 2009 record, ouvrant la voie à un nouveau creusement des déficits, avec deux ambitions: relancer l'économie et poursuivre la lutte contre le terrorisme.
Frisant la barre astronomique de 3.000 milliards de dollars, le projet de budget a été qualifié par son auteur de "bon et solide", avant d'être largement critiqué par les élus démocrates qui contrôlent le Congrès.
En cas d'adoption, le budget 2009 serait alors le plus important jamais voté dans l'histoire des Etats-Unis, le précédent record appartenant déjà à l'administration Bush.
Témoin de la fièvre budgétaire de la Maison Blanche, le déficit américain pourrait ainsi atteindre 410 milliards de dollars en 2008, contre un peu plus de 160 milliards cette année.
"Le budget d'aujourd'hui porte tous les marqueurs de l'héritage politique de M. Bush qui nous conduit à plus de déficits, une augmentation de la dette, des réductions d'impôts supplémentaires et des coupes budgétaires dans des secteurs sensibles", a dénoncé le rapporteur au budget du Congrès, le démocrate John Spratt.
George Bush a de son côté tenu à défendre son projet, signifiant que sa priorité était de "protéger" les intérêts américains et de continuer d'assurer une certaine "prospérité". Selon lui, un retour à l'équilibre des finances est par ailleurs envisageable d'ici 2012.
Le projet de la Maison Blanche espère relancer la conjoncture américaine le plus tôt possible, au bénéfice notamment d'un vaste plan de réductions d'impôts d'un montant de 145 milliards de dollars.
Les dépenses liées à la sécurité nationale et dans une large mesure celles afférentes à la lutte contre le terrorisme international apparaissent également comme le leitmotiv de ce budget. A lui seul, le ministère de la Défense serait ainsi crédité d'une enveloppe de 515 milliards de dollars, dont 70 milliards pour les guerres en Irak et en Afghanistan.
Pour faire face à cette augmentation sensible, de nombreuses coupes budgétaires sont à prévoir dans des programmes jugés peu efficaces par l'administration américaine. Le logement, l'éducation et la santé devraient ainsi voir leurs attributions réduites.

© La Presse Canadienne, 2008