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| Le ministre québécois des Ressources naturelles, Claude Béchard |
Le ministre québécois des Ressources naturelles, Claude Béchard, s'est réjoui mercredi de la décision de la Cour supérieure, qui a statué mardi qu'il avait eu raison de retirer à Domtar (TSX:UFS) les droits de coupe rattachés aux scieries de Grand-Remous, en Outaouais, et de Malartic, en Abitibi-Témiscamingue.
Le ministre Béchard avait décidé le 14 septembre dernier de révoquer les contrats d'approvisionnement et d'aménagement forestier des deux usines de Domtar, sous prétexte que la société avait mis fin à leurs activités depuis le 12 mai 2006.
M. Béchard a rappelé mercredi que les importants volumes de bois des forêts publiques qui étaient attribués aux deux scieries de Domtar n'étaient pas récoltés à cause de leur fermeture, ce qui privait la population d'"une importante source d'activité économique et de création de richesse collective".
La juge Michelle Monast, de la Cour supérieure, a donné raison au ministre mardi, estimant que tout laissait croire que les fermetures des scieries étaient définitives.
Domtar, qui contestait la décision du ministre Béchard devant la cour, faisait valoir que les fermetures étaient temporaires et qu'elle voulait transformer les installations de Grand-Remous en une usine de panneaux jointés et celles de Malartic en parc industriel. L'entreprise voulait transférer le bois rattaché à ces usines aux scieries de Val-d'Or et de Matagami afin d'y accroître la production.
Le ministre Béchard a précisé que différents scénarios étaient à l'étude au ministère des Ressources naturelles à la suite de ce jugement, afin de disposer des volumes de bois rendus disponibles dans les meilleurs délais et dans le meilleur intérêt des populations concernées.
À la Bourse de Toronto, mercredi, le titre de Domtar a perdu 14 cents, soit 1,9 pour cent, à 7,42 $.

© La Presse Canadienne, 2012