|
| Le ministre des Finances, Jim Flaherty |
Par Julian Beltrame
Le ministre des Finances, Jim Flaherty, a affirmé à Ottawa, mercredi, que le prochain budget fédéral ne serait pas truffé de bonbons électoraux, ajoutant que les Canadiens comprendraient pourquoi il lui fallait faire preuve de prudence.
M. Flaherty, qui devrait annoncer la semaine prochaine que le budget sera déposé le 26 février, a dit avoir conscience du fait que son troisième budget complet pourrait provoquer la tenue d'élections générales ce printemps.
Il a cependant maintenu qu'il serait stupide et irresponsable de la part du gouvernement d'annoncer d'importantes dépenses ou mesures de réduction des impôts, répétant ainsi un message que le premier ministre Stephen Harper et lui-même ont livré à maintes reprises depuis décembre.
"Je ne m'attends pas à ce que les Canadiens (...) disent: `Eh bien! nous nous attendions à d'importantes réductions des impôts alors que l'économie ralentit'", a déclaré M. Flaherty à des journalistes, après la période des questions aux Communes.
"Je crois que la plupart des Canadiens diront que le moment se prête à une gestion économique stable (...) afin de nous assurer de traverser cette période de lenteur économique", a-t-il ajouté.
Lors d'une rencontre avec les membres du Comité permanent des finances du Sénat, plus tard en journée, mercredi, M. Flaherty a pressé la Chambre haute à donner le feu vert à la nouvelle fiducie nationale pour le développement communautaire de 1 milliard $ approuvée à l'unanimité par la Chambre des communes, cette semaine, afin de venir en aide aux collectivités et aux travailleurs touchés par les difficultés économiques nées de l'instabilité des marchés mondiaux financiers et des produits de base.
Le député Thomas Mulcair, du Nouveau Parti démocratique (NPD), qui avait plus tôt rencontré M. Flaherty, a estimé que le gouvernement conservateur devrait accroître le financement des soins de santé et agir avec plus de vigueur afin de faire face à la crise qui secoue les secteurs de la fabrication et de la foresterie, durement touchés par la valeur élevée du dollar canadien.
Le ministre Flaherty a cependant dit ne disposer de fonds que pour de modestes mesures.

© La Presse Canadienne, 2008