La crise immobilière américaine a asséné un dur coup au fabricant de meubles Shermag (TSX:SMG), qui a vu sa perte augmenter au troisième trimestre dans la foulée de revenus perdus et de frais de restructuration encourus.
L'entreprise québécoise, qui examine une offre de fermeture de son capital, a révélé vendredi que ses pertes ont pratiquement triplé à 22,3 millions $ pendant la période qui s'est terminée le 28 décembre. Cela se traduit par une perte de 1,67 $ par action, contre 58 cents par action un an plus tôt quand la perte avait été de 7,7 millions $.
Le titre de Shermag a pris toute une râclée à la Bourse de Toronto, vendredi, terminant la semaine en baisse de 19,5 cents, ou plus de 28 pour cent, à 49,5 cents. Son sommet des 52 dernières semaines est de 2,55 $, et il valait environ 16 $ vers la fin de 2003.
Le chiffre d'affaires de l'entreprise a plongé à 23,4 millions $ pendant cette période, un recul de 39 pour cent par rapport aux 38,4 millions $ engrangés l'an dernier.
Shermag affirme que la perte du dernier trimestre est attribuable aux frais de restructuration encourus quand elle a fermé quatre usines. L'entreprise a fermé la moitié de ses usines canadiennes en décembre, dans une ultime tentative de survie.
`Les résultats de Shermag pour le troisième trimestre de 2007-2008 reflètent l'impact de certains facteurs externes auxquels la compagnie fait toujours face dont le renforcement continu de la devise canadienne, la faiblesse du marché de l'habitation aux États-Unis et (...) une concurrence accrue provenant des manufacturiers à coûts de production peu élevés d'outre-mer, a indiqué l'entreprise par voie de communiqué. L'équipe de gestion de Shermag et son conseil d'administration ont élaboré et mettent en oeuvre un certain nombre de stratégies, dont des fermetures d'usines, des réductions d'effectifs ainsi qu'une révision complète des opérations de Shermag, visant à améliorer la performance de la compagnie en fonction de ces facteurs."
Jeudi, Shermag a révélé qu'elle étudiait une proposition de fermeture de capital présentée par son principal actionnaire, la société d'investissement Clarke (TSX:CKI). Clarke offre de fermer le capital du fabricant de meubles à un prix qui reste à négocier, mais qui se situe sous la valeur actuelle du cours de ses actions.
Clarke possède un peu moins de 20 pour cent des actions de Shermag. Les autres actionnaires sont essentiellement des investisseurs corporatifs, selon les informations récoltées par la firme Thomson Financial.
Il n'a pas été possible d'obtenir les commentaires de la direction de Shermag, vendredi.
Le conseil d'administration de Shermag a formé un comité indépendant pour étudier la proposition de Clarke, et toute autre offre qui pourrait être soumise par toute autre partie, et pour négocier les conditions d'une telle offre "dans les meilleurs intérêts" du fabricant de meubles en difficultés et de ses actionnaires.
Les renseignements supplémentaires se rapportant à la proposition de Clarke seront communiqués lorsqu'il y aura une entente définitive. Toutefois, a indiqué Shermag, il ne peut y avoir aucune assurance qu'une transaction se réalisera.
Le marché traditionnel de Shermag a toujours été les États-Unis, où les prévisions de l'industrie en terme d'achats de meubles par les consommateurs, cette année, sont les pires depuis 2001.