Alors que le Venezuela menace de cesser ses exportations de pétrole vers les États-Unis, les Américains pourraient se tourner vers leur voisin du nord, qui constitue déjà leur plus important fournisseur de pétrole, afin de disposer d'un approvisionnement stable en or noir.
Il reste cependant à voir si les entreprises en activité dans les vastes champs de sables bitumineux du nord de l'Alberta seront en mesure d'augmenter leur production assez rapidement pour répondre à la demande, si jamais le président vénézuélien Hugo Chavez met à exécution sa menace, proférée dimanche.
Gordon Laxer, économiste à l'Université de l'Alberta, a affirmé lundi que les États-Unis pourraient devoir s'approvisionner dans d'autres pays, incluant le Canada.
Toutefois, l'insuffisance de la main-d'oeuvre et de la capacité du réseau canadien de pipelines pourrait constituer une barrière à ce projet.
M. Laxer a en effet dit ne pas croire que les entreprises canadiennes du secteur puissent accroître leur production rapidement. Il a précisé qu'elles n'avaient pas de capacité de production excédentaire.
Les titres des principales entreprises canadiennes du secteur pétrolier, telles que Suncor Energy (TSX:SU), EnCana (TSX:ECA) et Canadian Oil Sands (TSX:COS.UN), ont progressé à la Bourse de Toronto, lundi, après que des tensions entre le Venezuela et les États-Unis eurent été rapportées.

© La Presse Canadienne, 2012