Une flambée soudaine des prix de l'essence pourrait influencer la campagne électorale fédérale susceptible d'être déclenchée au début du mois prochain, selon des analystes et des politiciens.
Les prix du litre d'essence ont grimpé à travers le pays mercredi, jusqu'à 1,20 $ par endroits, alors que le coût du pétrole atteignait des niveaux records sur les marchés internationaux.
De l'avis de Nelson Wiseman, un politologue de l'Université de Toronto, la hausse des prix, si elle se poursuit, pourrait avoir des répercussions considérables sur les résultats d'un scrutin fédéral. Ce serait une mauvaise nouvelle pour les conservateurs minoritaires, parce que traditionnellement, les électeurs canadiens qui veulent exprimer leur frustration devant l'augmentation des prix des produits de base s'en prennent au parti au pouvoir.
Le ministre des Finances, Jim Flaherty, soutient que le gouvernement ne peut pas faire grand chose à propos des prix de l'essence, qui dépendent selon lui de la conjoncture du marché.
Mais le député libéral Dan McTeague avance que ce sont les spéculateurs, et non le marché libre, qui contrôlent actuellement les prix.
Pour sa part le porte-parole du Nouveau Parti démocratique pour les finances, Thomas Mulcair, prédit que l'exploitation des consommateurs d'essence constituera un enjeu électoral, tout comme les prix des services de téléphonie cellulaire et des services bancaires.

© La Presse Canadienne, 2012