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| Dalton McGuinty |
Ottawa devra aller au-delà des baisses d'impôts dans son budget de mardi s'il veut s'assurer l'appui des électeurs de la plus grande province au pays et contribuer à redémarrer l'économie malmenée de l'Ontario. C'est la mise en garde qu'a lancée le premier ministre ontarien, Dalton McGuinty, lundi.
L'Ontario produit 40 pour cent de la richesse au pays, mais elle pourrait en faire davantage si le gouvernement conservateur fédéral travaillait dans le même sens que la province, a-t-il soutenu à Toronto. Cela ne veut pas dire que l'Ontario suivra les conseils du ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, en concédant des allégements d'impôts aux entreprises afin de stimuler la croissance économique.
Les baisses d'impôts ne sont pas magiques. Pour bâtir une économie solide, ce n'est pas de la magie qu'il faut, mais du travail et de la réflexion, a dit M. McGuinty.
L'avertissement de M. McGuinty s'inscrit dans une série d'accrochages verbaux avec les conservateurs fédéraux autour des écueils que rencontre l'économie ontarienne _ une querelle qui a dégénéré en insultes entre M. Flaherty et la ministre provinciale du Développement économique, Sandra Pupatello. Celle-ci a accusé M. Flaherty, un ex-ministre ontarien des Finances, de mentir après qu'il eut critiqué les libéraux provinciaux pour leur manque de leadership devant les turbulences qui secouent l'économie de la province.
Ces problèmes, qui se reflètent notamment par des pertes massives d'emplois dans le secteur manufacturier, suscitent la division, particulièrement sur la meilleure façon de stimuler la croissance économique. M. Flaherty prône des baisses d'impôts tandis que M. McGuinty demande à Ottawa d'aider le secteur manufacturier.

© La Presse Canadienne, 2008