Le projet du Régime de pensions du Canada d'acquérir 40 pour cent de l'aéroport international d'Auckland, en Nouvelle-Zélande, fait face à un imprévu suite à l'initiative du gouvernement néo-zélandais de mettre un terme à une disposition fiscale jugée trop avantageuse.
Via son office d'investissement, le RPC entend mettre la main sur cette grosse minorité de l'aéroport pour 1,4 milliard $ CAN.
Tard lundi, les ministres des Finances et du Revenu néozélandais affirmaient que la sorte d'instrument financier utilisé, appelé "stapled stock" et propre à ce pays, fait courir aux finances publiques néo-zélandaises des risques de manque à gagner importants et qu'il faut adopter des mesures d'urgence.
La décision a été prise sans consulter les parties intéressées, ont expliqué les deux ministres, étant donné la popularité croissante de cet instrument financier néo-zélandais à l'échelle internationale. Dans ce système, les sociétés versent aux actionnaires, au lieu de dividendes, des stapled stocks déductibles du revenu imposable. La disposition devient problématique pour le fisc si ces titres sont émis par des investisseurs étrangers qui s'offrent des participations dans des compagnies néo-zélandaises.
Toutefois selon l'analyste Stephen Wright, de la maison ASB Securities, il est improbable que le bas de laine canadien renonce à la transaction car beaucoup d'argent a été investi dans le projet.

© La Presse Canadienne, 2008