La Banque Nationale a réalisé un bénéfice net record de 255 millions $de dollars au 1er trimestre
Le 28 février 2008 - 17:44
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Par Sylvain Larocque
Le chef de la direction financière de la Banque Nationale (TSX:NA), Jean Dagenais, ne s'attend pas à ce que le nouveau compte d'épargne libre d'impôt (CELI), annoncé mardi par Ottawa, augmente substantiellement le volume de dépôts.
"Je présume que l'épargne va changer d'un type de compte à l'autre, alors ça va être plus un service à la clientèle que d'autre chose", a-t-il affirmé lors d'un entretien téléphonique, jeudi.
"Ça va être intéressant, mais il reste à voir ce que les clients vont faire avec ce produit-là", a ajouté M. Dagenais, qui ignore pour l'instant le coût de la mise en place du CELI à la Banque.
À compter du 1er janvier 2009, les particuliers pourront verser 5000 $ par année dans un CELI. Les intérêts, dividendes et gains en capital obtenus dans ce véhicule de placement ne seront pas imposables.
Jeudi, la Banque Nationale a déclaré un bénéfice net record de 255 millions $ (1,58 $ par action) au premier trimestre, en hausse de six pour cent par rapport à la période correspondante de l'année précédente.
Ce résultat s'explique notamment par un gain net de 32 millions $ découlant de la cession de la filiale de la Banque à Nassau, aux Bahamas. En excluant cet élément et une perte nette de 14 millions $ liée au coût de financement du papier commercial adossé à des actifs (PCAA), actuellement en cours de restructuration, le bénéfice net se serait élevé à 237 millions $ (1,46 $ par action), en légère baisse par rapport aux 240 millions $ (1,43 $ par action) dégagés il y a un an.
Les analystes sondés par Thomson Financial tablaient, en moyenne, sur un bénéfice par action de 1,36 $.
La perte liée au PCAA comprend les intérêts payés sur les emprunts contractés par la Banque pour racheter 2 milliards $ de papier commercial, de même que les honoraires professionnels versés aux avocats, comptables et autres experts.
Le président et chef de la direction de la Banque Nationale, Louis Vachon, a estimé que l'institution avait connu une "bonne performance" au premier trimestre, terminé le 31 janvier, compte tenu du contexte actuel de forte volatilité des marchés mondiaux.
Le revenu total de la Banque s'est établi à 929 millions $ au premier trimestre, en baisse de 6,1 pour cent par rapport aux 989 millions $ engrangés un an plus tôt.
Fort d'une augmentation de huit et de cinq pour cent, respectivement, du volume des prêts et des dépôts, le bénéfice net du secteur particuliers et entreprises s'est élevé à 130 millions $, en hausse de 5,7 pour cent par rapport à l'année dernière.
Du côté de la gestion de patrimoine, le bénéfice net s'est élevé à 41 millions $, en baisse par rapport aux 44 millions $ dégagés il y a un an. Le revenu du secteur s'est établi à 216 millions $, comparativement à 223 millions $ lors de la même période de l'année dernière.
Dans le domaine des marchés financiers, le bénéfice net a été de 73 millions $, en baisse de 10 millions $. Son revenu a atteint 222 millions $, en net recul par rapport aux 293 millions $ inscrits un an plus tôt.
Au premier trimestre, la Nationale a enregistré des dotations spécifiques aux pertes sur créances de 32 millions $, soit 3 millions $ de plus qu'à la même période de l'année dernière. Au 31 janvier, les prêts douteux bruts se chiffraient à 249 millions $, soit 10 millions $ de plus qu'il y a un an, en raison surtout d'une augmentation des mauvaises créances dans les secteurs des entreprises de taille intermédiaire et des prêts aux particuliers.
Le titre de la Banque Nationale a clôturé jeudi à 50,73 $, en baisse de 0,7 pour cent, à la Bourse de Toronto.

© La Presse Canadienne, 2008

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