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Positions sur l'ALENA: Bush accuse Clinton et Obama de se faire du capital politique

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Positions sur l'ALENA: Bush accuse Clinton et Obama de se faire du capital politique
Le président américain George W. Bush

Le président américain George W. Bush a critiqué jeudi les candidats à l'investiture démocrate, Hillary Clinton et Barack Obama, pour avoir soutenu que les États-Unis pourraient se retirer de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) s'il n'était pas négocié à nouveau.

Il s'agit d'une mauvaise stratégie de la part des candidats démocrates, qui tentent de se faire du capital politique en attaquant l'ALENA, a soutenu le président Bush au cours d'une conférence de presse à la Maison-Blanche. Selon lui, cet accord entre le Canada, les États-Unis et le Mexique favorise le marché de l'emploi aux États-Unis et la prospérité de part et d'autre des frontières.

Les deux candidats démocrates ont chacun déclaré qu'ils brandiraient la menace de retirer les États-Unis de l'ALENA pour obtenir plus de protection sur des sujets comme le travail ou l'environnement.

L'ALENA est très impopulaire dans les régions industrielles telles que l'Ohio, un des États dont la population se rendra aux urnes mardi pour la course à l'investiture, et Clinton et Obama tentent de s'arracher le soutien des cols bleus qui craignent que le libre-échange leur fera perdre leur emploi.

"Vous savez, il y a une statistique qui mérite d'être connue des citoyens", a soutenu M. Bush. "Nous expédions l'équivalent de 380 milliards $ en marchandises à nos partenaires de l'ALENA sur une base annuelle.

"Beaucoup d'agriculteurs et d'entreprises, grandes ou petites, profitent des avantages d'avoir accès au marché de nos voisins."

De l'avis du président Bush, ce serait une mauvaise mesure que de se retirer unilatéralement du traité simplement pour gagner des points.

Il se fait ainsi l'écho de ministres du gouvernement conservateur au Canada qui affirmaient mercredi que les menaces proférées par les candidats démocrates démontrent leur manque de connaissance du libre-échange.

Le ministre du Commerce international, David Emerson, et son collègue des Finances, Jim Flaherty, avaient tous deux invité les candidats démocrates à revoir leurs données sur les bénéfices dont tirent les Américains de l'ALENA.

Le premier ministre Stephen Harper a pour sa part indiqué jeudi aux Communes que l'administration américaine commettrait une grave erreur en rouvrant des négociations sur l'accord. Comme l'ont fait ses deux ministres la veille, il a averti que l'accès des Américains au pétrole canadien serait sur la table de négociation si des pourparlers venaient à être entamés.

M. Harper a convenu que le Canada "a certaines choses à discuter" avec son voisin du sud, mais qu'il avait "de gros doutes" sur l'éventualité qu'un futur président américain s'engage dans une telle voie.

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, a quant à lui demandé au premier ministre de tirer avantage de la situation et d'en profiter pour négocier de meilleures clauses sur le travail et l'environnement.


© La Presse Canadienne, 2012


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