Les indices boursiers ont dégringolé, vendredi, face à d'autres nouvelles maussades suscitant la crainte pour le marché du crédit et la santé générale de l'économie américaine. A la Bourse de Toronto, le S&P/TSX a glissé de 291,20 points à 13 582,69 alors qu'il était plombé par les services financiers.
Aux Etats-Unis, le public investisseur a jugé décevants les bilans de l'assureur American International Group et du fabricant d'ordinateurs Dell. De plus des analystes de la banque suisse UBS ont estimé que les sociétés financières, à l'échelle mondiale, vont éventuellement inscrire des dépréciations de 600 milliards $ US liées au marché des titres de dette; celles-ci sont déjà montées à 160 milliards $ US depuis l'été dernier. A Wall Street, le Dow Jones des 30 industrielles a dérapé de 315,79 points à 12 266,39.
Le dollar canadien s'est infléchi à la baisse, avec un recul de 0,83 cent
à 101,58 cents US après avoir grimpé dans quatre séances de suite, où il s'appréciait de 3,60 cents en tout.
A la cote new-yorkaise, le brut de référence a retraité de 75 cents à 101,84 $ US le baril, suite à une série de records à la clôture et après avoir passé, dans la nuit de jeudi à vendredi, le cap des 103 $ US. Maints analystes n'y voient qu'un repli temporaire et pensent que le pétrole franchira bientôt les 103,76 $ US, considérés comme la marque absolue en tenant compte de l'inflation. Elle avait été atteinte au début de 1980 quand des militants iraniens détenaient des otages à l'ambassade des E.-U. à Téhéran.

© La Presse Canadienne, 2008