Par Ross Marowits
Les concessions réclamées par Bell Canada ont incité lundi un syndicat représentant quelque 5000 travailleurs de l'entreprise à presser ses membres de rejeter la plus récente offre de contrat de travail.
Les membres du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP) participent d'ici au 14 mars à un vote au sujet de la convention collective soumise par BCE (TSX:BCE), maison mère de Bell Canada. Les résultats seront rendus publics le 17 mars.
Bell, plus importante entreprise de télécommunications au pays, a offert une hausse de salaire de 7,75 pour cent sur une période de quatre ans.
"L'argent en ce qui concerne les salaires hebdomadaires ne constitue pas un problème. Ce sont les autres questions qui nous incitent à recommander (à nos membres) le rejet (de l'offre)", a affirmé en entrevue Sean Howes, représentant national du SCEP, lundi.
Le syndicat affirme que l'entreprise souhaite également l'application de règles plus souples en ce qui a trait à l'utilisation des ressources humaines afin de prévenir le paiement d'heures supplémentaires, en plus de vouloir éliminer les primes aux employés travaillant la fin de semaine et mettre en place un nouveau système de transferts ne reposant pas sur l'ancienneté.
"(L'offre) est pleine de retraits que nous ne croyons pas nécessaires ou acceptables", a déclaré M. Howes.
Un contrat de travail avait été approuvé par les employés en 2004, en dépit du fait que la direction du syndicat s'était prononcée en faveur de son rejet. Toutefois, les travailleurs étaient tombés en grève pendant six semaines, en 1999, en raison d'un désaccord sur la question de la sécurité d'emploi.

© La Presse Canadienne, 2008