Les intentions d'achat de maisons n'ont pas été aussi basses au Canada depuis plusieurs années, et une nouvelle étude de la Banque Royale du Canada indique un changement potentiel de ce marché.
Seule exception au tableau: le Québec, où le nombre d'individus à planifier l'achat d'une maison dans les deux prochaines années a augmenté de 2 pour cent en un an, passant de 19 pour cent en 2007 à 21 pour cent cette année.
La banque estime même que les "achats de maisons au Québec pourraient légèrement augmenter en 2008", en raison d'une baisse des taux hypothécaires et d'une modération des prix des maisons.
Le sondage révèle qu'un peu moins de la moitié (49 pour cent) des Québécois "achèteraient maintenant" plutôt que d'attendre à l'an prochain, et que la majorité (82 pour cent) croit qu'acheter une maison ou un condominium est un "bon" ou un "très bon investissement".
Ailleurs au pays, les intentions d'achat ont baissé de cinq points de pourcentage à 23 pour cent. Le désir d'acheter est aussi moins fort puisque le nombre de ceux qui achèteront "très probablement" une maison a reculé, passant de 9 pour cent en 2007 à 7 pour cent en 2008, le taux le plus bas depuis la première édition de ce sondage, il y a 15 ans.
Si le nombre de Canadiens qui "achèteraient maintenant" plutôt que d'attendre à l'an prochain est encore très élevé, à 52 pour cent, il a reculé par rapport à 58 pour cent en 2007, ce qui laisse entrevoir un ralentissement possible du marché immobilier.
De même, alors que la majorité des Canadiens (85 pour cent) croit toujours que l'achat d'une maison est un bon placement, ils sont moins nombreux à le penser qu'en 2007 (90 pour cent), mais beaucoup plus nombreux qu'il y a dix ans (76 pour cent).

© La Presse Canadienne, 2008