La Bourse de Toronto clôture en hausse
Le 5 mars 2008 - 18:02
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Par Malcolm Morrison
Une poussée du secteur énergétique alimentée par les cours sans précédent du baril de pétrole a permis à la Bourse de Toronto de clôturer en hausse, mercredi.
Les marchés new-yorkais ont aussi connu une hausse, mais plus modeste, en partie parce que les investisseurs ont été inquiétés par la diffusion par la Réserve fédérale d'une évaluation pessimiste de l'état de l'économie.
Le marché torontois a crû de 126,51 points pour terminer la journée à 13 603,32. Il a pris jusqu'à 170 points en cours de séance. La Bourse de croissance de Toronto s'est quant à elle appréciée de 51,31 points, à 2803,34.
"Actuellement, nous nous en tirons plutôt bien parce que le pétrole est en hausse, a estimé John Stephenson, de la firme First Asset Funds. Mais je trouve ça incroyable que nous réussissions à ne pas tenir compte de cet énorme éléphant rose au milieu de la pièce _ l'implosion des marchés immobilier et du crédit au sud de la frontière, et c'est de mauvais augure."
À New York, le prix du baril de pétrole a pris tout près de 5 $ US pour terminer à 104,52 $ US, son niveau le plus élevé de l'histoire, après avoir touché 104,95 $ en cours de séance. Cela a permis au dollar canadien de s'engraisser de 0,94 cent pour clôturer à 101,43 cents US, après avoir touché 101,68 cents US dans la journée.
L'indice Dow Jones a grimpé d'environ 100 points en matinée, mais il n'a terminé qu'en progression de 41,91 points, à 12 254,99. Le Nasdaq a pris 12,53 points, à 2272,81, tandis que le S&P500 prenait 6,95 points à 1333,7.
La Réserve fédérale a confirmé ce que plusieurs soupçonnaient _ que l'économie américaine a encore ralenti depuis le début de l'année. Elle a expliqué que les problèmes qui persistent sur le marché immobilier et les difficultés qui entourent toujours l'obtention de prêts commencent à modifier les comportements des consommateurs et des entreprises, les amenant à soupeser soigneusement toutes leurs dépenses et tous leurs investissements.
De plus, l'Institute for Supply Management a révélé que son indice du secteur des services aux États-Unis a reculé pour un second mois consécutif, à 49,3. Cette performance est toutefois supérieure au niveau de 47,5 qui était attendu.
Au même moment, le département américain du Commerce a fait savoir, mercredi, que les nouvelles commandes de produits manufacturés ont reculé de 2,5 pour cent en janvier par rapport au mois précédent, ce qui correspond aux attentes des économistes.
À Toronto, le secteur de l'énergie s'est apprécié de près de 2 pour cent lorsque les cours du pétrole sont repartis en hausse. Cette poussée est notamment attribuable à une décision de l'OPEP de maintenir sa production au niveau actuel, puisque l'offre serait suffisante et qu'un fléchissement de la demande est attendu au cours du deuxième trimestre.
Le président de l'OPEP, Chakib Khelil, estime que le marché mondial est affecté par ce qu'il a appelé "la mauvaise gestion de l'économie américaine".
Le prix du pétrole a aussi été gonflé par un rapport indiquant que les réserves de brut ont reculé de manière imprévue la semaine dernière.
À Toronto, le titre d'EnCana (TSX:ECA) a pris 1,06 $, à 76,77 $, tandis que celui de Suncor Energy s'est apprécié de 2,89 $ à 107,70 $.
Les cours de l'or ont également clôturé en hausse. Le secteur aurifère du TSX s'est apprécié de 2,8 pour cent quand l'once d'or a pris 22,20 $ US à New York pour terminer la journée à 988,50 $. Le titre de Kinross Gold (TSX:K) a progressé de 1,19 $ à 26,05 $ pendant que celui de Barrick Gold (TSX:ABX) prenait 1,25 $ à 52,15 $.

© La Presse Canadienne, 2012

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