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Les produits de base sont promis à un avenir brillant, selon les experts

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Les produits de base sont promis à un avenir brillant, selon les experts
La Bourse de Toronto s'est bien rétablie depuis les bas-fonds atteints le 21 janvier, en bonne partie en raison de la performance solide des titres des secteurs de l'énergie et des mines.

Si ces gains sont impressionnants, on pourrait en dire autant de la performance des produits de base, même si elles ne sont pas transigées à Toronto _ des produits comme le blé, le soja et le mais.

"C'est essentiellement pour les mêmes raisons que celles qui expliquent la hausse de la demande pour le cuivre et le pétrole brut et l'aluminium et toutes ces choses, a dit le vice-président de la firme Peregrine Falcon, Bob Tebbutt, en référence à l'explosion de la demande sur les marchés émergents. C'est époustouflant."

Il rappelle qu'au cours des 10 prochaines années, la Chine à elle seule aura besoin de 438 milliards de barils de pétrole, de 600 millions de mètres cubes de gaz naturel, de 3,5 milliards de tonnes d'acier, de 50 millions de tonnes de cuivre et de 60 millions de tonnes d'aluminium _ "en plus de ce qu'elle consomme déjà".

Et la Chine a une main d'oeuvre de plus en plus grande à nourrir, ce qui a mené à d'importantes hausses dans les prix du blé et de d'autres grains.

Il y avait déjà une solide partie de la population assez riche pour se nourrir convenablement, mais "maintenant, cette partie s'est accrue de plusieurs millions de personnes en Chine et en Inde", fait remarquer M. Tebbutt. "Soudainement, nous ne pouvons plus produire assez pour répondre aux besoins", précise-t-il.

Par exemple, la production de blé en 2003-2004 était de 132 millions de tonnes métriques mais a chuté depuis à 111 millions de tonnes métriques.

"Donc, non seulement la demande s'est accrue, mais dans le cas du blé, la production a décliné", a-t-il fait valoir.

M. Tebbutt a également rappelé que la récolte mondiale à la fin des années 1980 était de 100 millions de tonnes métriques. "On en est maintenant à 148 millions de tonnes métriques, en hausse de seulement 48 pour cent, et pourtant la Chine importe quatre fois plus que ce qu'elle importait en 1987-88", a indiqué le vice-président de la firme Peregrine Falcon.

M. Tebbutt est un partisan convaincu de l'attrait des produits de base, mais avertit les investisseurs particuliers que, bien que lucratifs, certains produits de base sont difficiles à gérer.

Parmi les quelques options possibles, les investisseurs peuvent se procurer les matières premières eux-mêmes, se tourner vers les fonds mutuels ou alors acheter des actions parallèles, de compagnies de fertilisants par exemple.

Normalement, il est possible d'acheter des produit de base auprès d'un courtier, que ce soit du pétrole, des grains ou tout autre article de ce genre, avec un dépôt d'environ cinq pour cent.

Il faut s'engager pour au moins 5000 boisseaux. Le 27 février, le prix du blé était à 12 $US, et le boisseau à 71 $, ce qui situait l'investissement minimum à 63 550 $.

Plutôt que d'investir directement dans un produit de base spécifique, il est possible d'investir dans des grandes compagnies en agriculture, telles que Agrium (TSX:AGU) et Potash (TSX:POT).

Chacune a obtenu des gains spectaculaires, Agrium ayant crû de 92 pour cent au cours des 52 dernières semaines et Potash de 174 pour cent durant la même période.

Une autre solution, quelque peu différente, serait de miser sur un fonds indiciel négociable en bourse, qui rassemblerait diverses actions d'importance en agriculture - par exemple dans le Claymore Investments Global Agriculture Exchange Traded Fund (TSX:COW).

"Aujourd'hui, on investit plus dans les graines de soya ou autres, on investit dans les compagnies qui offrent des services, comme Agrium", souligne le gestionnaire de portefeuille de KCM Wealth Management à Vancouver, Adrian Mastracci.

Autres fonds négociables en bourse, le PowerShares DB Commodity Index Tracking Fund (AMEX:DBC) et le Green Haven Continuous Commodity Index (AMEX:GCC) sont traités comme des actions sur l'American Stock Exchange.

"Cela va dans la lignée du Reuters Continuous Commodity Index, qui rassemble 17 produits de base, tels que le blé, le soya, les bovins, l'or, l'argent, le platine et le cacao", indique M. Mastracci.

Le gestionnaire de portefeuille estime que dans les six prochains mois, les consommateurs verront beaucoup d'autres fonds surgir pour profiter du boom des produits de base, qui n'est pas à la veille de s'éteindre.

"Si l'on prend pour acquis que la Chine aura besoin de tous ces produits de base, au cours des 10 ou 20 prochaines années, alors ils auront besoin de vivres", mentionne M. Tebbutt.

© La Presse Canadienne, 2012


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