Le fabricant d'avions et de trains Bombardier (TSX:BBD.B) a conclu un accord de compensation avec le transporteur aérien scandinave SAS, lequel comprend des commandes de nouveaux appareils, après que des problèmes avec les trains d'atterrissage du biturbopropulseur Q400 eurent cloué des avions au sol l'an dernier.
Bombardier a indiqué lundi que les détails de l'accord étaient confidentiels, mais SAS Scandinavian Airlines a affirmé qu'elle recevrait un peu plus de 164 millions $ US en compensation en espèces et en crédit pour de futures commandes d'avions.
Le fabricant de trains d'atterrissage Goodrich Corp., dont le siège social est en Caroline du Nord, est aussi impliqué dans l'entente compensatoire.
Ni Bombardier ni Goodrich n'ont voulu dévoiler comment les frais de compensation seraient répartis entre les deux entreprises, bien que le porte-parole de Bombardier aéronautique, John Arnone, ait indiqué que "l'accord en soi n'aura pas de conséquence significative pour Bombardier".
SAS s'est aussi joint à trois de ses transporteurs affiliés pour commander 27 biréacteurs régionaux et biturbopropulseurs, avec des options sur 24 autres appareils.
L'an dernier, le transporteur avait dû clouer au sol la totalité de sa flotte de 27 Dash 8 Q400 à la suite de trois accidents survenus lors d'atterrissage dans une période de sept semaines. Il avait jeté le blâme sur des trains d'atterrissage défectueux.
Selon SAS, la valeur combinée des nouvelles commandes, calculée à partir des prix de catalogue des CRJ900 et de Q400 NextGen, est de 883 millions $ US. Si toutes les options sont exercées, la valeur du contrat grimperait à 1,75 milliard $ US.
La commande de 27 avions ne remplace pas nécessairement les 27 appareils qui ont été cloués au sol, puisque certains d'entre eux seront livrés à Estonian Air, en Estonie, à Wideroe's Flyveselskap A/S, en Norvège et à airBaltic, en Lettonie, a précisé M. Arnone.
Les nouvelles commandes de SAS étaient attendues depuis "quelque temps", d'après Benoît Poirier, analyste pour Desjardins.
"SAS avait déjà fait des déclarations à propos de projets d'acquisition d'avions régionaux de Bombardier à la suite des problèmes de trains d'atterrissage", a-t-il indiqué dans une note qui recommande l'achat des actions de la compagnie, avec un prix cible de 7,65 $.
"Les nouvelles commandes ne vont pas changer nos prévisions, mais ils donnent une visibilité accrue sur les livraisons d'avions de Bombardier."
La porte-parole de Goodrich, Laurie Tardif, a affirmé que l'entreprise poursuivrait sa bonne relation avec Bombardier, qui comprend l'équipement d'atterrissage des Q400 et des CRJ900.
La livraison des nouveaux avions débutera dès l'automne 2008 et se poursuivra jusqu'en 2011.
L'action de Bombardier a cédé lundi deux cents pour clôturer à 5,28 $ à la Bourse de Toronto.