Le voyagiste Transat A.T. (TSX:TRZ.B) a enregistré une perte nette de 10,1 millions $, soit 30 cents l'action sur une base diluée, au cours de son premier trimestre terminé le 31 janvier dernier, comparativement à un bénéfice net de 2,0 millions $, ou six cents l'action, pour la période correspondante de 2007.
La compagnie a expliqué mercredi en dévoilant ses résultats que la variation défavorable du bénéfice net est attribuable au resserrement des marges sur les forfaits vendus au Canada vers les destinations sud et à deux éléments hors trésorerie non liés à l'exploitation, à savoir une dévaluation additionnelle de 14,0 millions $ (10,1 millions $ après impôts) relativement aux titres détenus dans des PCAA (papier commercial adossé à des actifs), ainsi qu'à l'incidence des normes sur la comptabilité de couverture (perte de 2,0 millions $ ou 1,2 million $ après impôts).
Les revenus du groupe se sont pour leur part établis à 787,4 millions $, en hausse de 10,5 pour cent sur les 712,3 millions $ obtenus au cours du premier trimestre de 2007, par suite de l'accroissement du nombre de voyageurs au Canada et en Europe. "Tandis que les voyagistes se disputent les parts du marché et répondent à la vigueur de la demande en augmentant la capacité, les prix de vente subissent des pressions, tout comme nos marges d'ailleurs, a expliqué Jean-Marc Eustache, président et chef de la direction de Transat A.T.
"En pareilles circonstances, nous devons tabler résolument sur notre intégration verticale, notre réseau national de points d'embarquement et notre portefeuille unique de destinations et d'hôtels exclusifs pour accroître nos volumes si nous voulons servir les intérêts de nos actionnaires." Transat a réalisé une marge de 15,9 millions $ au premier trimestre, en baisse de 39,1 pour cent par rapport à la marge de 26,2 millions $ en 2007.
Pour la saison d'hiver en cours, Transat estime que la demande va demeurer supérieure à 2007 sur tous les marchés. Le voyagiste souligne cependant qu'au Canada une concurrence très intense et une offre excédentaire continuent d'exercer une pression sur les prix de vente. Pour l'été, les réservations sont généralement en avance sur 2007, surtout chez les filiales européennes.