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Selon le gouverneur de la Banque du Canada, le pire de la crise du crédit est passé

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Selon le gouverneur de la Banque du Canada, le pire de la crise du crédit est passé
La phase initiale du resserrement du crédit est passée et les gens comprennent maintenant mieux ce qui s'est passé et ce qui doit être fait pour rétablir le cours normal des choses, a affirmé jeudi le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney.

"La fin de ces problèmes n'est toujours pas en vue. Il est néanmoins possible d'affirmer que nous voyons la fin du début de cette période d'agitation", a-t-il déclaré dans le cadre d'une allocution prononcée devant la Chambre de commerce de Toronto.

Cependant, M. Carney a affirmé que la banque centrale demeurait préoccupée principalement par l'économie "réelle" et l'inflation, et qu'elle ne se laisserait pas distraire par les problèmes d'un secteur du système.

Le nouveau patron de la Banque du Canada a indiqué que les autorités et les banquiers reconnaissaient maintenant qu'un excès de confiance, un manque de transparence et le manque de rigueur dans les pratiques de prêt avaient engendré les turbulences financières des derniers mois. Il a ajouté que plusieurs des pratiques ayant contribué au problème avaient depuis cessé.

Les prêteurs ont tiré de dures leçons, a estimé M. Carney, et ils sont prêts à modifier les comportements à l'origine de la crise.

"À l'avenir, les marchés nationaux seront jugés en fonction de nouvelles normes de liquidité et de transparence, et de l'intégrité accrue qui découle d'une compatibilité plus grande des motivations, a-t-il affirmé. Nos institutions devront faire face à la concurrence dans ce contexte."

La Banque du Canada cherche actuellement à renforcer sa capacité de pourvoir le système en liquidités, a ajouté M. Carney.

Finalement, le gouverneur a indiqué que la banque centrale ne se laisserait pas distraire par la crise du crédit. Maintenir l'inflation à un niveau bas, stable et prévisible demeure une priorité pour l'institution, qui entend continuer surveiller les tendances de l'économie réelle.

L'évolution du secteur financier ne sera jugée importante "que dans la mesure où elle sera susceptible d'influer sur celle de l'économie réelle, et, par conséquent, sur l'inflation", a déclaré M. Carney.

"Nous allons continuer de suivre ces effets, mais en veillant à ne favoriser aucun segment particulier du marché et à ne pas mettre les participants au marché à l'abri des conséquences de leurs décisions.

© La Presse Canadienne, 2012


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