Les actionnaires de Thomson (TSX:TOC) et de Reuters Groups PLC se rassembleront mercredi pour voter sur la plus importante transaction de l'histoire de la compagnie canadienne: sa prise de contrôle de l'agence de presse londonienne pour 17 milliards $.
L'acquisition devrait être approuvée par une forte majorité des actionnaires de Thomson, qui seront réunis à Toronto, puisqu'elle a déjà reçu l'appui de l'actionnaire de contrôle de Thomson, la société d'investissement Woodbridge de la famille Thomson.
Les actionnaires de Reuters voteront lors d'une assemblée distincte à Londres, et devraient, eux aussi, donner leur feu vert à la transaction.
S'il est approuvé, le regroupement des deux entités sera finalisé le 17 avril, ce qui créerait la nouvelle entreprise Thomson Reuters Corp., laquelle contrôlerait plus du tiers du marché mondial de l'information financière.
Cela la placerait sur un pied d'égalité avec son concurrent Bloomberg dans la vente de services de données et d'outils d'analyse et de commerce pour Wall Street.
De plus, les deux compagnies s'attendent à économiser environ 500 millions $ par année en coûts d'exploitation d'ici la fin de la troisième année suivant la clôture de leur mariage.
La prise de contrôle, en échange d'actions et en espèces, réduira la participation de Woodbridge à 53 pour cent dans la nouvelle entreprise, par rapport à 70 pour cent de Thomson aujourd'hui. Elle permettra aussi aux actionnaires de Reuters d'empocher environ 8,8 milliards $ US en argent comptant.
La structure de la nouvelle compagnie prévoit deux sociétés mères inscrites en bourse. Thomson Corp., sera ainsi rebaptisée à la fois Thomson Reuters Corp. et Thomson Reuters PLC. Les actionnaires actuels de Reuters recevront des actions de cette dernière dans le cadre de l'entente.
À la clôture de la transaction, Woodbridge détiendra 53 pour cent de la nouvelle société, tandis que les actionnaires de Reuters en détiendront 24 pour cent. Les actionnaires minoritaires de Thomson se partageront environ 23 pour cent des actions de Thomson Reuters.
Plus tôt cette année, le département américain de la Justice ainsi que les autorités réglementaires européennes et canadiennes ont approuvé l'achat de Reuters par Thomson, à condition que soient vendues des copies de quatre banques de données qui fournissent des prévisions de résultats financiers, de l'information économique et d'autres données utiles aux investisseurs.
Reuters est surtout présente en Europe, tandis que Thomson _ officiellement basée à Toronto, mais dirigée depuis Stamford, au Connecticut, est principalement active en Amérique du Nord.