Hollinger (TSX:HLG.C), entreprise jadis au coeur du défunt empire de presse de Conrad Black, a annoncé mardi la conclusion avec la Commission des valeurs mobilières des États-Unis (SEC) d'une entente de 21,28 millions $ US relative à certaines des allégations soulevées à son sujet.
Hollinger a indiqué avoir consenti, sans avoir reconnu ou nié les allégations en question, à se "dégorger" de 16,55 millions $ US reçus dans le cadre du versement de frais de non concurrence fait à la société torontoise, à Black et à d'autres hauts dirigeants de Hollinger.
La somme additionnelle de 4,7 millions $ US représente les intérêts réalisés sur les fonds depuis qu'ils lui ont été versés, il y a plusieurs années.
Le remboursement, essentiellement une remise de gains obtenus de façon douteuse, incluera des sommes d'un montant identique à celui déjà versé au Sun-Times Media Group, anciennement Hollinger International.
Les deux sociétés Hollinger ont essentiellement été contrôlées pendant des années par Conrad Black.
Hollinger, qui contrôlait Hollinger International, société qui elle-même possédait le London Telegraph, le Chicago Sun-Times, le Jerusalem Post ainsi que des douzaines de petites publications aux États-Unis et au Canada, se trouve actuellement sous la protection de la cour contre la faillite.
Black, reconnu coupable l'an dernier de fraude et d'entrave à la justice, a commencé à purger une peine de détention dans une prison de Coleman, en Floride, le 3 mars. Il a cependant fait appel de sa condamnation.

© La Presse Canadienne, 2012