Le Syndicat des métallos a annoncé jeudi avoir mis fin aux démarches entreprises pour représenter les employés de l'usine d'acier d'ArcelorMittal Dofasco, à Hamilton, qui demeurent non syndiqués depuis des générations.
Il y a un peu plus d'une semaine, l'organisation syndicale prévoyait le début d'"un nouveau chapitre dans les relations de travail au sein de l'industrie sidérurgique", soulignant l'ouverture du nouveau propriétaire de Dofasco, ArcelorMittal.
Jeudi, le Syndicat des métallos a publié des extraits d'une lettre du directeur des Métallos pour la région de l'Ontario et du Canada atlantique, Wayne Fraser, qui a circulée parmi les employés de Dofasco. Selon cette lettre, il n'y aurait pas eu assez d'appui pour aller de l'avant.
Au fil des années, le Syndicat des métallos a multiplié les tentatives afin de représenter les travailleurs de Dofasco, mais en vain; l'entreprise, alors indépendante, parvenant à maintenir les syndicats à l'écart de ses activités notamment en accordant à ses employés des salaires concurrentiels, un programme de partage des profits et des avantages sociaux.
Cette culture était perçue comme un avantage concurrentiel lorsque l'entreprise a été acquise, au début de 2006, par la société luxembourgeoise Arcelor, elle-même passée peu après sous le contrôle de Mittal, le plus important producteur d'acier au monde.
Le Syndicat des métallos représente la majeure partie des employés des autres usines d'ArcelorMittal en Amérique du Nord.
Dans sa lettre, Wayne Fraser se disait "bien sûr déçu que les 4000 travailleurs de ArcelorMittal Dofasco ne se joignent pas pour l'instant au groupe de 20 000 syndiqués d'ArcelorMittal en Amérique du Nord", mais il affirmait malgré tout respecter le souhait des employés de Dofasco."

© La Presse Canadienne, 2012