La Bourse de Toronto a vu sa série de séances haussières consécutives s'interrompre
Le 28 mars 2008 - 23:58
|

|
Copier/Coller le code suivant à l'endroit voulu
|
|
[Fermer]
|
|
Par Malcolm Morrison
La Bourse de Toronto a vu sa série de séances haussières consécutives s'interrompre à cinq, vendredi, terminant la semaine sur un recul marqué quand les titres boursiers ont dégringolé après qu'on eut appris que le secteur financier américain pourrait connaître d'autres problèmes.
La performance de BCE (TSX:BCE) a aussi pesé lourd, les investisseurs s'inquiétant du sort de la plus importante entreprise canadienne de télécommunications.
L'indice S&P/TSX a dégringolé de 171,99 points, à 13 233,79, les titres des secteurs de l'énergie et des métaux de base connaissant eux aussi une mauvaise séance. La Bourse de croissance du TSX a pris un maigre 5,49 points, à 2526,49, pendant que le dollar canadien remettait 0,29 cent pour terminer la semaine à 97,9 cents US.
La dégringolade de vendredi, à Toronto, est survenue après une série de séances haussières alimentées par les titres financiers et des matières premières, qui ont permis au parquet de prendre 697 points, ou environ 5,5 pour cent, en cinq jours. Le TSX termine la semaine en progression de 458 points, ou 3,6 pour cent.
"Aujourd'hui est simplement un jour de repos, a dit l'analyste Blair Falconer, de HSBC Valeurs mobilières. Quand ça grimpe aussi rapidement, ça ne peut évidemment pas continuer à se produire semaine après semaine."
À New York, les places boursières ont clôturé en baisse, après la publication de données économiques partagées. Le département du Commerce des États-Unis a révélé que les dépenses des consommateurs se sont appréciées de 0,1 pour cent le mois dernier, la pire performance depuis septembre 2006, même si c'est ce qui était attendu. Au même moment, les revenus personnels ont augmenté plus que prévu.
De plus, un indice compilé par l'Université du Michigan pour mesurer la confiance des consommateurs est passé de 70,8 en février à 69,5 en mars. A cela est venu s'ajouter l'annonce du géant du commerce au détail J.C. Penney, qui a prévenu que son bénéfice du premier trimestre sera inférieur environ du tiers à ce qui avait été annoncé.
L'indice Dow Jones a reculé de 86,06 points à 12 214,4, ce qui lui vaut de clôturer la semaine en baisse de 1,2 pour cent. L'indice Nasdaq a chuté de 19,65 points à 2261,18 et le S&P500 de 10,54 points à 1315,22.
"Les craintes de récession américaine refont surface, a dit l'analyste Les Satlow, de la firme américaine Cabot Money Management. Elles n'ont jamais disparu, mais on commençait à croire que cette récession ne serait peut-être pas trop prononcée."
Le prix de l'once d'or a perdu 18,20 $ US, à 923,60 $ US, pendant que le baril de pétrole cédait 1,96 $ US à 105,62 $ US.
Une autre analyste, Meredith Withney de la firme Oppenheimer, y est allée de prévisions pessimistes au sujet des banques américaines. Elle croit ainsi que la plus importante d'entre elles, Citibank, réduira probablement son dividende pour une deuxième fois, en raison du fléchissement de son bénéfice. Une prédiction identique de Mme Whitney s'est concrétisée en janvier.
À Toronto, le secteur financier a cédé 2,6 pour cent, le titre de la Banque Scotia (TSX:BNS) reculant de 1,92 $ à 45 $ et celui de la Banque de Montréal (TSX:BMO) 1,41 $ à 44,52 $.
Le secteur aurifère a reculé de 0,37 pour cent, le titre d'Iamgold (TSX:IMG) prenant 2 cents à 7,97 $ et celui de Barrick Gold (TSX:ABX) cédant 55 cents à 45,60 $. Le secteur énergétique a perdu près de 1 pour cent, les titres de Petro-Canada (TSX:PCA) et d'EnCana (TSX:ECA) cédant chacun environ 1 $ pour terminer, respectivement, à 43,60 $ et 76,36 $.
Par ailleurs, les marchés se demandent toujours si la plus importante acquisition de l'histoire canadienne pourra être complétée, compte tenu des problèmes persistants sur le marché du crédit. Le titre de BCE a perdu 1,71 $ à 35,23 $. Jeudi, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes a donné sa bénédiction à l'acquisition de BCE par un groupe dirigé par Teachers, le régime de retraite des enseignants de l'Ontario.

© La Presse Canadienne, 2008

|