La Bourse de Toronto a terminé la journée de lundi en hausse modeste après avoir enregistré des gains importants, les titres des mines et des métaux retenant l'attention des investisseurs pendant que les places new-yorkaises digéraient l'annonce d'une injection potentielle de 5 milliards $ US pour sauver le prêteur hypothécaire Washington Mutual.
À Toronto, l'indice S&P/TSX a clôturé en progression de 76,82 points, à 13 745,01, même s'il était en hausse de plus de 200 points en milieu de journée. Pendant toute la journée, le TSX a flirté avec la possibilité de terminer au-dessus de son niveau de clôture de 2007, à savoir environ 13 833 points.
Le secteur des mines et métaux a été le plus actif, le titre de Fording Canadian (TSX:FDG.UN) prenant 6,2 pour cent, ou 3,56 $, à 61,26 $.
La Bourse de croissance de Toronto a pris 18,77 points à 2551,32 et le dollar canadien a perdu 0,39 cent à 98,69 cents US.
Une étude du Conference Board a indiqué que l'économie canadienne devrait connaître une croissance de 2,2 pour cent cette année, les dépenses vigoureuses des ménages la protégeant des répercussions d'une éventuelle récession américaine.
Statistique Canada a toutefois rapporté que les permis de bâtir ont reculé pour un quatrième mois consécutif, cédant 1 pour cent en février en raison du repli de la valeur des permis de construction non résidentielle en Ontario.
Les titres financiers américains se sont retrouvés sous les feux de la rampe, quand des rumeurs ont laissé entendre que Washington Mutual pourrait recevoir une injection de 5 milliards $ US de la part de fonds d'investissement privés, après avoir été frappée de plein fouet par la crise hypothécaire.
À New York, le Dow Jones était en forte hausse en milieu de journée, mais il terminé en progression d'un infime 3,01 points, à 12 612,43. L'indice Nasdaq a retraité dans le rouge, terminant en baisse de 6,15 points à 2364,83, pendant que le S&P500 ne prenait que 2,14 points à 1372,54.
Le marché est passé en mode "vente" quand l'indice Standard & Poor 500 s'est approché du niveau où il se trouvait avant que ne survienne la vente de feu au début du mois de mars, a indiqué l'analyste Ryan Detrick, de la firme Schaeffer's Investment Research.
"Quand le marché fermera, nous découvrirons les bénéfices du premier trimestre, a-t-il dit. On dirait que les investisseurs encaissent leurs profits avant ces annonces. Nous avons eu un bon redressement. On croit que la prochaine source de croissance sera ces annonces de bénéfices."
Le baril de pétrole s'est apprécié de 2,86 $ US pour terminer la journée à 109,09 $ US, pendant l'once d'or prenait 13,60 $ US à 926,80 $ US.
Pour sa part, le stratège en chef de la firme Jefferies & Co estime que les investisseurs croient peut-être que les titres commencent à se remettre après un long ralentissement attribuable à un resserrement du crédit et à la faiblesse de l'économie.
"Règle générale, il me semble que (les marchés) commencent à se concentrer sur les aspects fondamentaux et l'éventualité d'un reprise potentielle de l'économie, et ils essaient de passer à autre chose après la crise du crédit", a expliqué Craig Peckham.
Toutefois, ce nouvel optimisme pourrait s'envoler si les banques annoncent des pertes plus importantes et plus diversifiées que prévu.
À Toronto, le secteur financier a pris 0,4 pour cent, le secteur énergétique 0,9 pour cent et le secteur aurifère 0,6 pour cent.