Les places boursières nord-américaines ont clôturé en baisse, mardi, après un début décevant de la saison des résultats du premier trimestre aux États-Unis et une nouvelle confirmation, en provenance de la Réserve fédérale, que l'économie américaine est en récession.
À Toronto, l'indice S&P/TSX a reculé de 17,48 points à 13 727,53, la plupart des grands secteurs ayant été malmenés. La Bourse de croissance a cédé 5,42 points à 2545,90.
Le secteur aurifère a connu le pire recul de la journée, cédant 1,7 pour cent quand le titre de Centerra Gold (TSX:CG) a perdu 33 cents à 11,97 $.
Le dollar canadien a perdu 0,07 cent à 98,62 cents US.
Mais ce sont les nouvelles catastrophiques en provenance des États-Unis qui ont plongé les marchés dans le rouge.
Selon le procès-verbal d'une rencontre tenue en mars par la Réserve fédérale, certains membres de la Fed croient qu'un "ralentissement économique important et prolongé" ne peut être exclu, à la lumière d'un resserrement du crédit et de l'effondrement du marché immobilier.
Le Fonds monétaire international (FMI) ne s'est guère fait plus rassurant lorsqu'il a offert mardi une évaluation fort pessimiste du système financier mondial, déclarant que la crise du crédit s'est tellement aggravée au cours des six derniers mois qu'elle en menace maintenant la croissance économique.
Les crises hypothécaire et du crédit aux États-Unis pourraient entraîner des pertes de près de 1000 milliards $ US, a dit le FMI, plus de la moitié de ces pertes découlant de la crise hypothécaire résidentielle.
À New York, l'indice Dow Jones a reculé de 35,99 points à 12 576,44 pendant que le Nasdaq cédait 16,07 points à 2348,76. Le S&P 500 a perdu 7 points à 1365,54.
Le prix de l'once d'or a chuté de 8,80 $ US à 918 $ US et le baril de pétrole de 59 cents US à 108,50 $ US.
Les places boursières ont aussi été ébranlées par les résultats du premier trimestre de l'aluminerie américaine Alcoa, qui a révélé en fin de journée lundi que son bénéfice a reculé de 54 pour cent pendant cette période en raison du fléchissement du dollar américain et de la hausse des coûts de l'énergie et des matières premières.
À Toronto, le secteur financier a perdu 0,7 pour cent, les titres de toutes les grandes banques terminant en baisse, pendant que le secteur énergétique prenait 0,4 pour cent.
L'analyse Joe Ismail, de la firme Maison Placements Canada, estime que le déclin enregistré mardi n'est qu'un "jour de repos" pour le TSX, qui se maintient à proximité de son niveau le plus élevé depuis février.
"Normalement, après une poussée solide comme celle des quatre dernières semaines, il y a une petite pause, a-t-il dit. Je m'attends à voir le marché canadien reculer un peu plutôt que de continuer à foncer comme ça."