Les ressources naturelles et agricoles du Canada profitent aux Canadiens de toutes les provinces confèrent au pays une indépendance qui l'empêchera de suivre l'économie américaine dans une récession, affirme la Banque CIBC (TSX:CM) dans une étude rendue publique lundi.
Cette évaluation relativement optimiste de la situation fait contraste avec celle dépeinte dans une étude de la Banque du Canada, également dévoilée lundi, selon laquelle de plus en plus d'entreprises se préparent à un ralentissement de la croissance économique, cette année.
Néanmoins, les deux documents présentent un tableau similaire d'une économie canadienne résistante, qui plie mais ne cède pas à la récession américaine et aux difficiles conditions actuelles du marché du crédit.
"Il va y avoir un ralentissement assez significatif de la croissance en Ontario, peut-être même pas de croissance du tout, mais en même temps, le Canada va échapper à la récession aux États-Unis comme il l'a fait en 2001", a déclaré Jeff Rubin, économiste en chef et stratège en chef à Marchés mondiaux CIBC, la division des services bancaires de gros et des services aux entreprises de la Banque CIBC.
Dans son étude sur les perspectives économiques, Marchés mondiaux CIBC affirme que les États-Unis se retrouveront dans une récession lors de la première moitié de cette année, conséquence de la pire crise du secteur immobilier américain depuis le krach boursier de 1929.
Mais bien que le Canada ne soit pas imperméable au choc, il sera en mesure d'éviter une récession de façon encore plus impressionnante qu'il ne la fait à la suite de l'éclatement de la bulle des titres technologiques, en 2001.
Marchés mondiaux CIBC prévoit que l'économie canadienne ralentira fortement à 1,6 pour cent cette année, à la suite de la progression de 2,7 pour cent enregistrée l'an dernier, mais qu'elle connaîtra une croissance de trois pour cent en 2009.
De son côté, la Banque du Canada constate que les entreprises du pays sont de plus en plus affectées par les conditions resserrées du crédit, qui restreignent leur capacité à emprunter en vue de leur expansion et de l'achat de nouveaux équipements.
"Ce resserrement s'est observé dans tous les secteurs et régions, et la plupart des répondants l'associent à une réévaluation généralisée du risque sur le marché", a écrit la banque centrale.