En cette journée du 22 avril 2008, cela fait un an que les syndiqués du Journal de Québec, exploité par Quebecor, sont en lock-out.
Ce conflit touche 252 travailleurs, soit les journalistes et photographes, les employés de bureau et les employés de l'imprimerie. Ces derniers avaient déclenché la grève par solidarité avec leurs collègues et le sont toujours à ce jour. En 40 ans d'existence, aucun conflit n'avait causé la perte d'une journée de travail avant le 22 avril 2007.
Pour souligner cette date, les employés en lock-out ont tenu une manifestation devant les bureaux du quotidien. Ils ont également distribué une édition spéciale de 56 pages de leur quotidien gratuit, Média matin Québec, où plusieurs articles demandent une intervention du gouvernement Charest. 70 000 exemplaires de ce numéro spécial ont été imprimés.
En point de presse ce mardi, le ministre du Travail David Whissell a répété que Québec n'interviendrait pas dans ce conflit de travail, mais a appelé les parties à recommencer les négociations.
La principale pierre d'achoppement est la diversification des tâches. Sur le site Internet de Média matin Québec, les employés en lock-out affirment que les trois syndicats du quotidien n'ont pas voulu ce conflit, mais que les concessions exigées par Quebecor sont trop grandes.