La société mère du transporteur aérien United Airlines, UAL, a épongé une perte nette de 537 millions $ US au premier trimestre, en raison de la hausse vertigineuse des cours du carburant.
Elle a aussi annoncé mardi la réduction du nombre de vols et l'abolition de 1100 postes, un effort de rationalisation rendu nécessaire par l'environnement "extrêmement difficile" avec lequel doivent composer les transporteurs.
Cette perte est la plus importante rapportée par le deuxième plus grand transporteur aérien depuis que United s'est retiré de la protection de la loi sur les faillites, en 2006. La perte est aussi plus importante que celle attendue par Wall Street.
UAL a expliqué que la hausse de 8 pour cent de ses revenus depuis un an a été anéantie par un bond de 618 millions $ US de ses frais de carburant, qui sont en progression de près de 50 pour cent depuis l'an dernier.
L'entreprise, dont le siège social se trouve à Chicago, a annoncé qu'elle réduira ses frais de 200 millions $ US en abolissant 1100 postes d'ici la fin de l'année, dont 600 emplois syndiqués. UAL réduira aussi sa capacité de 9 pour cent d'ici le quatrième trimestre, en plus de la réduction de 5 pour cent déjà apportée au quatrième trimestre de 2007. Le nombre d'appareils cloués au sol passera à 30.
United Airlines pourrait maintenant envisager un regroupement avec un autre transporteur, surtout à la lumière de celui proposé plus tôt ce mois-ci entre Delta et Northwest.
La perte au premier trimestre correspond à 4,45 $ US par action, contre la perte de 152 millions $ US, ou 1,32 $ US, annoncée l'an dernier.
Les revenus ont progressé à 4,71 milliards $ US, contre 4,37 milliards $ US. Les analystes attendaient des recettes de 4,75 milliards $ US.

© La Presse Canadienne, 2008