Les taux de 34 susbtances chimiques contenues dans les cigarettes de contrebande sont plus élevés que dans celles qu'on se procure en toute légalité. Certaines substances cancérigènes y seraient jusqu'à sept fois plus concentrées. Des résultats qui coïncident avec ceux d'une étude menée en Grande-Bretagne en 2004.
Tel que rapporté par la Presse, Santé Canada a procédé à une analyse comparative des deux types de cigarette en analysant le tabac et les résidus de fumée de trois échantillons de cigarettes illégales et d'une marque traditionnelle.
Les cigarettes de contrebande contiendraient jusqu'à cinq fois plus de sélénium, vingt fois plus de plomb, deux fois plus de mercure, sept fois plus d'arsenic et trois fois plus de cadmium, une substance très cancérigène qui endommage les poumons et qui est liée au cancer des reins. En ce qui concerne le plomb, il est réputé atteindre les organes et le système nerveux. Quant au sélénium, il s'agit d'une substance nécessaire au fonctionnement du corps humain, en autant qu'il se trouve en petite quantité.
Qui plus est, les cigarettes de contrebande peuvent contenir jusqu'à sept fois plus de nitrosamines, une famille de substances dérivées de la nicotine qui sont hautement cancérigènes. Ce qui est inquiétant est que les cigarettes de contrebande, vendues 6$ pour 200 cigarettes sur les réserves autochtones de la région de Montréal, sont de plus en plus populaires. Le tiers des cigarettes fumées au Québec est illégal.