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| La gouverneure générale Michaëlle Jean a souhaité vendredi que la Birmanie laisse entrer chez elle l'aide internationale. |
Par Michel Dolbec.
La gouverneure générale Michaëlle Jean a souhaité vendredi que la Birmanie laisse entrer chez elle l'aide internationale, après le cyclone qui aurait fait là-bas plus de 100 000 morts. Elle a assuré que le Canada exercerait dès lors son "devoir d'assistance".
"Tout ce que nous pouvons espérer, c'est que les autorités birmanes ouvriront les frontières pour que nous puissions exercer nos responsabilités face au monde et apporter notre soutien le plus rapidement possible aux populations birmanes", a dit Mme Jean.
La gouverneure générale a fait cette déclaration à La Rochelle, aux côtés de Ségolène Royale, présidente de la région Poitou-Charentes et candidate socialiste à la dernière élection présidentielle.
Juste avant, les deux femmes avaient eu un entretien d'environ une heure. Il s'agissait de leur cinquième rencontre. La veille, elles avaient notamment assisté, ensemble, au lancement des fêtes françaises du 400e de Québec.
La situation internationale - la Birmanie donc, mais aussi l'Afghanistan, les tensions au Liban où, aux yeux de Mme Royal, "la guerre civile est déclenchée" - a occupé une partie de leurs discussions.
Rappelant la "tradition d'assistance" du Canada - une "posture morale que nous défendons profondément" - Michaëlle Jean a fait part du "sentiment d'effroi" des Canadiens face au blocage par la junte birmane de l'aide humanitaire et alimentaire.
"D'assister à ça, c'est déchirant et comme le disait Mme Royal, nous ne pouvons pas continuer à détourner le regard. Nous avons une responsabilité partant de valeurs de civilisation que nous partageons et de la nécessité de se sentir toujours tous concernés les uns par les autres", a expliqué Mme Jean.
Mme Royale a rejoint les propos de la gouverneure générale, estimant que le Canada et la France, qui se donnent mutuellement une "leçon de civilisation", pouvaient ensemble "peser sur la marche du monde pour que ça aille vraiment beaucoup mieux".
"Je crois que c'est en s'ouvrant sur les intelligences des autres que nous pouvons trouver des solutions pour maîtriser les fureurs, les rages dans lesquels le monde s'enfonce dans certaines de ses parties", a déclaré Mme Royal.

© La Presse Canadienne, 2008