Cette surveillance qui a coûté très cher aux Québécois n'a par ailleurs servi à rien puisqu'aucun cas n'a été décelé en Amérique depuis les trois dernières années… On paie encore pour qu'on surveille l'évolution de la maladie sur la planète.
Québec aura versé presque deux millions de dollars à l'agence BCP de Montréal. La firme avait pour mandat de dresser :
un plan de communication,
des documents d'information,
une vigie médiatique en cas de pandémie.
Rappelons que les factures pourraient grimper rapidement, atteignant quelque deux millions de dollars par année, si la pandémie devenait une réalité.
Le ministre de la Santé a senti le besoin de s'expliquer. Philippe Couillard a ainsi justifié le dit-contrat : «Moi, je me souviens de la première page de La Presse. Des canetons français avaient été mis en quarantaine et on disait: La grippe aviaire à nos portes!» Il ajoute ce qui suit : «La population était inquiète et il fallait déployer des efforts de communication en conséquence», soulignant aussi que «le travail avait été fait, et bien fait».
L'Agence de communications BCP a produit plusieurs documents dans le cadre de ce contrat dont:
un site Internet, «Portail Veille pandémie» destiné au ministère de la Santé,
un document de 127 pages,
un plan québécois de lutte contre une pandémie d'influenza,
des DVD pour expliquer les conséquences de la pandémie pour les employés du réseau de la santé,