Les retards de livraison récemment annoncés par Airbus pour l'A380 seront de trois à cinq mois, a déclaré lundi Louis Gallois, le président exécutif d'EADS, maison mère du constructeur.
M. Gallois a néanmoins précisé que le groupe devait encore déterminer le coût financier des nouveaux retards. Plusieurs compagnies aériennes ont déjà annoncé qu'elles allaient demander un dédommagement à l'avionneur.
EADS a également annoncé des retards allant jusqu'à 12 mois pour l'A400, qui ont obligé l'entreprise à passer des provisions ayant amputé de 1,4 milliard d'euros son EBIT 2007.
Au sujet de la décision du groupe de ne pas faire d'offre concurrente à celle de Finmeccanica pour l'américain DRS Technologies, Louis Gallois a déclaré que l'italien s'apprêtait à payer un prix très élevé, se situant dans le haut de la fourchette de ce qu'EADS était prêt à débourser.
Il a indiqué par ailleurs que le groupe poursuivait son programme Power8 de réduction des coûts et que les résultats du premier trimestre avaient dépassé les objectifs d'EADS.
Le dirigeant a confirmé qu'EADS prévoyait toujours céder sept usines en France et en Allemagne, mais il a noté que le groupe avait du mal à attirer des acquéreurs, car il est plus difficile de parvenir à des niveaux de rentabilité acceptables compte tenu du repli du dollar. Il a ajouté que les cessions auraient lieu de façon ordonnée dans un avenir proche, sans donner plus de détails.
Le directeur financier Hans-Peter Ring a indiqué que le groupe avait couvert la quasi-intégralité de son exposition au risque de change pour 2008, et que les fluctuations du dollar n'auraient pas d'impact sensible sur les comptes car EADS est couvert à un taux de 1,30 dollar pour un euro.

© La Presse Canadienne, 2008