Les forclusions de maisons atteignent un nouveau sommet
Le 5 juin 2008 - 16:14
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Les forclusions de maisons et le nombre de défauts de paiements hypothécaires ont atteint un nouveau sommet aux Etats-Unis, au premier trimestre, et ils devraient continuer à augmenter, un témoignage éloquent des dommages infligés aux propriétaires et à l'économie par la crise hypothécaire.
Les plus récentes données relatives au marché hypothécaire, rendues publiques jeudi, révèlent que la proportion d'hypothèques s'étant retrouvées en situation de forclusion est passée à 0,99 pour cent pendant la période janvier-mars. Cela surpasse le record précédent, de 0,87 pour cent, établi au dernier trimestre de 2007.
Ces données compilées par la Mortgage Bankers Association démontrent aussi que les propriétaires commencent à prendre du retard sur leurs paiements mensuels.
Le taux de défaut de paiement est passé à 6,35 pour cent pendant le premier trimestre, comparativement à 5,82 pour cent pendant la période précédente. Un paiement est considéré "en défaut" s'il accuse plus de 30 jours de retard.
Les taux de nouvelles forclusions et de paiements en retard sont à leur niveau le plus élevé depuis 1979. Le vice-président de la MBA, Jay Brinkmann, attribue essentiellement cette situation à la dépréciation des maisons.
Le pourcentage d'hypothèques à risque en voie de forclusion est passé de 5,29 pour cent au dernier trimestre de 2007 à 6,35 pour cent pendant les trois premiers mois de 2008. Le pourcentage de paiements en retard est passé à 22,07 pour cent.
Mais ces emprunteurs à risque ne sont pas les seuls à connaître des difficultés. Les emprunteurs ayant un dossier de crédit en meilleure santé ont vu leur taux de forclusion passer de 0,41 pour cent à 0,54 pour cent. Les paiements en retard ont grimpé de 3,24 pour cent à 3,71 pour cent.
Quant aux meilleurs emprunteurs, leur taux de forclusion est passé de 1,06 pour cent à 1,55 pour cent et celui de paiements en retard de 5,51 pour cent à 6,78 pour cent.

© La Presse Canadienne, 2012

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