Plusieurs dizaines de milliers de routiers espagnols ont entamé lundi une grève illimitée contre la hausse des prix des carburants qui risque de paralyser le pays. "C'est nous qui transportons les biens dont ce pays a besoin pour continuer à travailler. Si on s'arrête parce qu'on a pas l'argent pour payer le carburant, alors le pays va s'arrêter", a averti Julio Villascusa, président de la fédération nationale des associations de transporteurs, Fenadismer, sur la radio Cadena SER.
Il a précisé que plus de 90 000 routiers ont été appelés à participer au mouvement. Des nouveaux entretiens entre les responsables de Fenadismer et du ministère du Développement chargé des transports étaient prévus lundi. Les opérations escargot et les manifestations des routiers espagnols, ainsi que celles des routiers français, ont provoqué plusieurs kilomètres de bouchons aux principaux postes-frontières entre l'Espagne et la France. Les chauffeurs routiers ibères menaient notamment une action niveau du péage de la Jonquera. Des opérations escargot ont également été menées sur les rocades autour de Madrid et Barcelone.
La grève ne devait pas commencer à affecter l'approvisionnement des marchés alimentaires dans les villes avant la fin de la semaine. Mais quasiment aucun mouvement de camion n'était observé tôt lundi matin à Mercamadrid, le principal marché de la capitale espagnole. Le ministre du Développement Juan Miguel Sanchez a promis que le gouvernement garantirait l'approvisionnement des marchés.
Mais la crainte d'une pénurie de carburant dans les stations-service provoquait déjà lundi de longues files d'attente devant les pompes à essence.

© La Presse Canadienne, 2012