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| Conrad Black |
L'ex-magnat de la presse Conrad Black estime que les juges américains de la cour d'appel qui examinent les condamnations criminelles prononcées contre lui ne comprennent pas l'affaire et qu'à certains moments, ils semblent être du côté de la poursuite.
Dans un courriel envoyé au quotidien Globe and Mail, de la prison de Floride, Black a exprimé très peu d'optimisme quant à ses chances d'avoir gain de cause en appel. Il a confié qu'après ce qu'il a vécu au cours des cinq dernières années, il serait "fou de prédire quoi que ce soit de trop optimiste".
Black a argué que deux des juges de la cour d'appel à Chicago, Richard Posner et Diane Sykes, saisissent très peu d'éléments de l'affaire et font essentiellement partie de la poursuite.
Les trois juges de la cour d'appel avaient malmené les avocats de Black la semaine dernière.
Black et trois autres anciens dirigeants de Hollinger International, John Boultbee, Peter Atkinson et Mark Kipnis, ont été jugés coupables l'été dernier d'avoir détourné 6,1 millions $ des caisses de l'entreprise par le biais de soi-disant "paiements de non-concurrence".
Le juge Richard Posner avait décrit cette pratique comme étant une "imposture" et avait également trouvé "bizarre" que Black déménage 13 boîtes de ses bureaux de Toronto, passant outre à un jugement d'un tribunal canadien.
Black a également été condamné pour entrave à la justice et a écopé une sentence de plus de six ans de prison.
Par ailleurs, l'ex-magnat de la presse a confirmé avoir réglé une poursuite avec Sotheby's International Realty, qui avait pris en charge la vente de son appartement de New York pour 10 millions $ en 2005. Les documents de la cour indiquent que l'affaire a été réglée la semaine dernière, seulement quelques jours avant la date prévue pour le début de l'audience en appel.

© La Presse Canadienne, 2008