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Les grandes institutions incitent plus de gens à investir à la bourse en ligne

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En quelques clics de souris, n'importe qui peut jouer à la bourse, même un bébé, selon une nouvelle publicité télévisuelle.

En effet, des courtiers et de grandes institutions financières permettent à des investisseurs de vendre et d'acheter des titres par internet, parfois à un tarif de moins de 10 $ par transaction.

Même s'il peut être facile et peu coûteux de se lancer en bourse dans internet, des experts soutiennent que les investisseurs doivent être bien préparés et être disciplinés pour éviter de dilapider leurs économies.

Le coût d'une transaction en ligne varie en fonction de la firme choisie et des actifs de l'investisseur.

Par exemple, E*Trade Canada facture 9,99 $ par transaction pour les utilisateurs qui ont au moins 50 000 $ d'actifs et 19,99 $ pour ceux qui ont moins de 50 000 $.

L'entreprise de courtage de Vancouver, Credential Direct, facture 19 $ en commission, mais ne contraint pas les investisseurs à avoir un montant minimal dans leur compte.

Une fois le compte ouvert et l'argent transféré, les utilisateurs peuvent commencer aussitôt à acheter des titres, des fonds communs de placement ou d'autres produits.

Le directeur de succursale de Credential Direct, John Scory, a indiqué que les investisseurs, une fois inscrits, ont accès à une multitude d'analyses et de données techniques et que des représentants étaient disponibles pour les guider dans l'utilisation du site.

Presque toutes les grandes institutions financières offrent des services similaires, également à des coûts relativement bas.

Le président directeur-général de RBC Placements en Direct, Doug Coulter, a confié que 90 pour cent des affaires de courtage de la banque s'effectuaient en ligne. Il a ajouté que bon nombre de clients faisaient leurs affaires après les heures d'ouverture.

Auparavant, les nouveaux investisseurs en ligne commençaient par investir dans des fonds communs de placement plutôt que dans des titres de compagnies, a fait remarquer le vice-président des services d'investissement à TD Waterhouse, Christopher Wicks.

Mais aujourd'hui, les clients _ bon nombres sont dans la vingtaine ou la trentaine _ s'enthousiasment pour une compagnie ou un secteur en particulier.

Toutefois, gare au piège de facilité que constituent ces sites internet pour investisseurs, a confié l'analyste financière Danielle Park.

Mme Park estime que la majorité des gens n'ont pas la discipline et l'habileté nécessaires pour sortir gagnant de l'aventure.

© La Presse Canadienne, 2012


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