La décision du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) d'approuver l'acquisition de TQS par Remstar est une "étape majeure" dans le plan de relance du télédiffuseur, selon Remstar.
Par voie de communiqué, le président et co-chef de la direction de Remstar, Maxime Rémillard, a indiqué que 210 emplois directs et plusieurs centaines d'autres chez les producteurs indépendants seront sauvés.
Dans sa décision rendue jeudi matin, le CRTC a renouvelé les licences des stations du réseau jusqu'en 2015, mais il réexaminera les engagements liés à la programmation et aux nouvelles en 2011.
De leur côté, c'est sans surprise que les employés syndiqués de TQS ont appris la décision du CRTC sur l'acquisition du réseau TQS par Remstar.
Le syndicat de l'information de TQS-CSN, à Montréal, s'est dit déçu de la décision. Malgré l'ajout de 30 minutes le week-end, il déplore les pertes importantes en matière d'information. Le syndicat voit tout de même une consolation dans la possibilité d'augmenter l'offre en information au bout de trois ans, tel que prévu dans la décision du CRTC. Il entend aussi défendre, auprès de l'employeur, le maintien de la production de nouvelles à l'interne. Il restera, selon le syndicat, une dizaine de journalistes à la fin août, à Montréal.
Pour la Fédération des communications de la CSN, les conditions imposées par le CRTC sont nettement insuffisantes pour permettre à la population d'être informée adéquatement. La fédération s'attendait à des conditions beaucoup plus strictes pour le nouvel acquéreur.
La fédération souhaite pouvoir s'asseoir prochainement avec les dirigeants de Remstar afin de trouver des solutions pour faire davantage que ce qui est prévu, avec le personnel qui est en place.
Quant à lui, le président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), François Bourque, estime que la décision du CRTC est le mieux qu'on pouvait espérer dans les circonstances.
M. Bourque a déploré la diminution de la production d'information locale, mais a rappelé que TQS était en faillite et menaçait de fermer ses portes, ce qui aurait anéanti la production d'information.
Le président de la FPJQ a expliqué qu'il n'était pas contre l'intention de Remstar de transformer les bulletins de nouvelles traditionnels, tant que des journalistes se chargent de la cueillette d'information sur le terrain.