Info-Affaires.com - Québec - Montréal et la région
Le financement des festivals bien établis devrait être aboli

Outils
Version imprimable de cet article Envoyer cet article par courriel Faire un lien vers cet article

Le financement des festivals bien établis devrait être aboli
Le financement public de festivals bien établis comme le Festival international de jazz de Montréal, le Festival Juste pour rire ou les FrancoFolies devrait être supprimé, estime Jean-François Minardi, analyste principal à l'Institut Fraser pour les questions de politiques publiques et celles touchant le Québec et la francophonie.

Dans une lettre ouverte publiée dans le quotidien La Presse, jeudi, M. Minardi explique que la contribution de ces festivités au rayonnement culturel ainsi que les retombées économiques qu'elles entraînent font en sorte que personne ne remet en question leur bien-fondé. Il se demande toutefois qui devrait payer la note.

Citant des données de l'Institut de la statistique du Québec, l'analyste souligne que 41,3 pour cent du financement des festivals et événements culturels au Québec provient du secteur public alors que la part du privé n'est que de 33,3 pour cent et celle des revenus autonomes de 25,4 pour cent.

Selon lui, un débat public sur la question du financement des activités culturelles permettrait aux Québécois de décider en toute connaissance de cause s'ils veulent continuer ou non à subventionner ces événements.

Il argue, en outre, qu'il est difficile de justifier un accroissement de 25,1 millions $ du budget du ministère de la Culture du Québec pour l'année 2007-2008 par rapport à l'année précédente alors que le gouvernement provincial s'avère incapable de faire face à ses obligations dans les domaines de l'éducation, de la santé ou des infrastructures.

M. Minardi est d'avis qu'afin de s'assurer que les festivals répondent véritablement aux attentes du public et qu'ils soient rentables à long terme, que l'approche en matière de politique culturelle devrait s'aligner sur la réalité économique québécoise et les principes du marché.

Il concède toutefois qu'une aide temporaire de l'État aux festivals du Québec pendant les premières années de leur existence permettrait à des esprits créatifs de mettre sur pied des projets qui ne pourraient voir le jour autrement. Néanmoins, selon lui, ce soutien devrait avoir des limites et que celui qui est encore accordé à des festivals bien établis devrait maintenant être supprimé.

© La Presse Canadienne, 2012


Retour

Rechercher une information... 
ou dans

  Fil de presse info-affaires.com



















  Articles reliés
AbitibiBowater: une portion du plan de refinancement bien accueillie
L'année 2008 devrait être bonne pour les producteurs de céréales
Shoppers va revamper sa section santé et bien-être
La loi sur les garanties prolongées devrait être modifiée, selon l'Union des consommateurs
Le taux de change ne devrait pas être fixé sur le dollar américain










  Aussi dans l'actualité
En manchettes


Montréal

Québec

Canada

Monde

Showbizz


Sports


  
LeCinema.ca
pour tout savoir
sur le cinéma