Les nouvelles règles sur l'affichage à Québec soulèvent un barrage d'opposition des pétrolières qui soutiennent que l'interdiction de leurs pylônes pour annoncer le prix du litre nuira à leurs affaires.
Elles affirment aussi que les citoyens risquent de payer leur essence plus cher.
Les entreprises ont jusqu'à vendredi pour déposer leurs mémoires à la Ville de Québec.
Le directeur des ventes pour le Québec et l'Atlantique de Shell Canada, Bernard Fréchette, réclame la permission de l'affichage au sol pour les pétrolières au même titre que l'ensemble des commerces.
Les pétrolières croient que ces futures règles risquent d'inciter les détaillants à hausser ou à maintenir artificiellement élevé le prix du litre de carburant car avec moins d'affichage, il y aura moins de communication des prix aux consommateurs, ce qui, à leur avis, contribuera à réduire la compétitivité entre les détaillants.
Cette inquiétude trouve d'ailleurs écho dans le mémoire présenté par la section québécoise de l'Association canadienne des automobilistes (CAA-Québec).
Si elle demande la disparition des pylônes affichant le prix du litre, la présente mouture du règlement prévoit l'affichage des prix sur le rebord du toit de l'îlot des pompes. La taille du prix ne devra toutefois pas excéder un mètre carré.

© La Presse Canadienne, 2012