Quinze personnes ont été tuées et une centaine d'autres blessées samedi dans une série d'attentats dans la ville d'Ahmadabad (ouest de l'Inde), selon le gouvernement de l'Etat de Gujarat.
Plusieurs quartiers de la ville ont été visés, a indiqué Nitin Patel, ministre du Développement urbain de l'Etat de Gujarat.
Le ministre fédéral de l'Intérieur, Madhukar Gupta, a affirmé que "jusqu'ici les informations font état de 13 ou 14 explosions".
Les chaînes de télévision avaient précédemment compté huit explosions se succédant sur une durée de 90 minutes et visant notamment un bus, deux hôpitaux et un théâtre.
Ces derniers mois, plusieurs villes d'Inde ont été le théâtre d'attentats attribués aux militants islamistes. Vendredi, une série de petites explosions
à Bangalore, capitale de l'Etat du Karnataka (sud) avaient provoqué la mort de deux personnes.
Ni les explosions de vendredi, ni celles de samedi, n'ont été revendiquées.
Mais Prithviraj Chavan, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, a estimé que leurs auteurs cherchent à "diviser les communautés dans le pays", formule officielle consacrée lorsque les autorités indiennes montrent du doigt les militants islamistes considérés comme les auteurs d'une série d'attentats ces dernières années, notamment les attentats sanglants dans les transports en commun de Mumbai (Bombay) qui avaient fait près de 200 morts en juillet 2006.
L'inquiétude était d'autant plus grande samedi à Ahmadabad que la ville a été le théâtre en 2002 de violents affrontements entre Hindous et Musulmans, qui ont fait plus d'un millier de morts, principalement des Musulmans. Les massacres avaient été déclenchés après la mort de 60 personnes dans l'incendie d'un train de pèlerins hindous.
Les extrémistes hindous ont accusé les Musulmans d'avoir déclenché cet incendie, dont l'origine reste confuse, et attaqué en représailles les quartiers musulmans, pillant et détruisant les biens, et attaquant la population.

© La Presse Canadienne, 2010