La Société Générale a annoncé mardi matin un résultat net pour le 2e trimestre à 644 millions d'euros en baisse de 63,1 pour cent en données courantes par rapport aux 1,744 milliard d'euros du deuxième trimestre 2007.
Dans son communiqué, le groupe bancaire français précise que sur le semestre, le résultat net part du groupe ressort à 1,74 milliard d'euros, en recul de 45,2 pour cent à périmètre courant par rapport au premier semestre 2007 (3,175 millions d'euros).
Le produit net bancaire, équivalent au chiffre d'affaires, s'inscrit au deuxième trimestre à 5,584 milliards d'euros, en baisse de 15,7 pour cent en données courantes par rapport au deuxième trimestre 2007. Sur le semestre, il s'établit à 11,263 milliards d'euros, en retrait de 11,1 pour cent par rapport à la même période en 2007.
Dans le contexte de crise financière actuelle, la banque d'investissement (SGIB) du groupe enregistre une perte de 186 millions d'euros au deuxième trimestre, face aux 721 millions d'excédent au deuxième trimestre 2007. Pour le premier semestre, la perte est de 47 millions d'euros, contre +1,387 milliard à la même époque en 2007.
Malgré les 4,9 milliards de pertes _ inclus dans les résultats 2007 _ dus aux prises de position de son trader Jérôme Kerviel, et ces résultats 2008 en baisse, le directeur général de la Société Générale, Frédéric Oudéa, a estimé mardi que les performances du groupe reflétaient "la robustesse de son portefeuille d'activités", en dépit d'une "crise d'une ampleur exceptionnelle".
Jérôme Kerviel a été de nouveau entendu lundi, pendant près de quatre heures. Depuis vendredi, il n'est plus le seul à être poursuivi dans l'enquête sur les pertes de 4,9 milliards d'euros de la Société Générale, son ancien assistant Thomas Mougard, 24 ans, s'étant vu notifier sa mise en examen pour "complicité d'introduction frauduleuse de données dans un système informatique".